Présentation

Musée de Folklore Mouscron

Les riches collections vous emmèneront au gré de la vie transfrontalière entre 1850 et 1950 pour aller de découvertes en étonnements sur le patrimoine picard.  Une référence en d’ethnologie régionale !

Aux confins de la province de Hainaut, en bordure de frontières, Mouscron se développe de façon marquée au milieu du XIXe siècle, suite à l’industrialisation textile des villes du nord de la France et à la migration massive d’ouvriers flamands.  Ce brassage de populations a fait émerger un intéressant folklore constitué de pluriels et de singularités…

Musee de folklore logolRassemblées depuis 1953, les collections évoquent la vie ouvrière (mobilier et objets domestiques, jeux traditionnels…), les métiers (des gagne-misère à l’artisan d’art, de l’agriculteur au tisserand d’usine, du sabotier au conducteur de chevaux…), les commerces dont les épiceries et les estaminets et, par corolaire, la fraude de tabac et d’alcool tant pratiquée de part et d’autre de la frontière, sans oublier les nombreuses traditions liées aux fêtes car, il est toujours reconnu aujourd’hui, que la population locale aime se divertir !

Le Musée propose également un éventail très varié d’animations destinées aux enfants et adultes, aux groupes et visiteurs individuels, souvent axées sur des découvertes actives du patrimoine, ainsi que 5 parcours audioguidés.  De plus, le centre de documentation offre une source intarissable de renseignements sur l’histoire, la vie associative, les langues endogènes, le patrimoine matériel et immatériel…

 

Le transfrontalier, un trésor de folklore !

Les populations ont émigré en emportant le meilleur, le plus symbolique, le plus attachant de leurs traditions : la forme d’un couteau à pain ou d’une cafetière, des habitudes alimentaires, le goût d’une chicorée ou l’odeur d’une tabatière, des jeux populaires…

De nombreux objets et témoignages conservés constituent donc de véritables trésors transfrontaliers.  Et même la nature s’en est mêlée !  Ainsi, pour les concours de chants de pinsons, des joutes pour oiseaux flamands et wallons existent.  Les premiers, dits pinsons des plaines, terminent leurs trilles mélodieux par un « tchitchoui », tandis que ceux des bois, les Ardennais, chutent sur un « widjow ».  La visite lèvera le voile sur les « Pinchonneû, djéole, caprô, rillet et trucs de tenderie ».